Édito

Édito

Hiver.

Le temps du dépouillement et de la préparation au voyage intérieur. Une forme de retour à la maison, comme aiment à le rappeler les taoïstes. Un temps privilégié pour s’interroger sur ce qui est essentiel, ce qui l’est moins, sur nos chemins de vie. Finalement, qu’est ce qui guide mes pas ? Pourquoi je me mets en mouvement ? Quelle est mon étoile ?

De jolies réponses avaient surgi à la Comtesse, lors du magnifique week-end de fermeture du site l’an passé (rangement, travaux, retrouvailles, avec plus de 45 personnes, parents de l’école primaire Caminando, veilleurs, amis, anciens stagiaires, passagers de l’incertain voyage de la vie). Certains avaient évoqué la paix joyeuse, la tranquillité intérieure, pétillante, nécessaire pour écouter le monde, d’autres la simplicité et la légèreté, d’autres encore, ont prêté attention aux rires des enfants, nombreux ce jour-là. Il y avait quelque chose de doux et de bienveillant pendant ces deux jours qui faisaient du bien. Une jolie façon d’illustrer l’idée selon laquelle nous sommes le fruit de nos relations. Qu’elles soient fluides, jolies et apaisées et finalement « je » et « nous » allons bien, en justesse les uns avec les autres et avec le monde. C’est la voie du Hozho, la voie de la beauté, nous soufflent les Indiens Navajos. Qu’elles soient malmenées, par des intentions peu claires et des égos envahissants, et le juste équilibre est fragilisé, au risque des tensions, des divisions et des maladies. Ecouter c’est se relier, se reconnecter, et se reconnecter, c’est penser nous rappellent inlassablement les Indiens Kogis.

Faire silence, dans le brouhaha du monde moderne, afin de se mettre à l’écoute des voix de la terre comme voies de guérison. C’est ce que vous propose l’Ecole Pratique de la Nature et des Savoirs à travers ses stages, parKours, activités, parKours veilleurs,  développés en lien avec le vivant, sur le chemin de la réconciliation.

Au plaisir de vous retrouver bientôt en chemin,

Édito

Édito

En cette fin d’automne, le site de formation de La Comtesse (ci-dessus) est en hivernage pour quelques mois, au repos, après une saison bien active :

  • un stage d’immersion nature en septembre,
  • le séjour des enfants de l’école primaire Caminando,
  • et un joyeux chantier de fermeture !

C’est désormais le temps de concocter le programme des stages de l’an prochain : encore plus de d’expérimentations en lien avec le vivant, de retrouvailles pour certains et de découvertes passionnantes pour d’autres.

À très bientôt pour le calendrier des stages 2022 !
L’équipe de l’EpNS

Édito | Juin 2021

Édito | Juin 2021

« C’est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain ne l’écoute pas. » (Victor Hugo)

Chaque année, l’ouverture du site de la Comtesse, lieu d’immersion nature de l’EPNS, est l’occasion d’un beau WE de retrouvailles entre l’équipe de la ferme, les veilleurs, les habitués et de quelques parents de l’école Caminando. Un WE marqué par deux moments devenus presque rituels :

  • le remontage du Dôme, cette structure éphémère qui permet d’accueillir stagiaires et visiteurs,
  • l’installation des hommes debout, sculptures de bois flotté, symbole de ces chemins de vie que nous sommes invités à parcourir avant de retrouver notre verticalité.

Coopération, écoute, mémoire, solidarité ne sont plus de vains mots, mais des pratiques bien réelles, indispensables pour réussir cette reconstruction. Une réouverture qui marque autant le printemps, le redémarrage de nos activités, que l’espoir en cette époque de crise sanitaire, d’un monde en lien et non plus en opposition avec le vivant.

Comme l’évoque Marie Monique Robin dans son ouvrage La Fabrique des pandémies (Février 2021, La Découverte) « depuis les années 2000, des centaines de scientifiques tirent la sonnette d’alarme : les activités humaines, en précipitant l’effondrement de la biodiversité, ont créé les conditions d’une “épidémie de pandémies” », ce que nous rappellent sans relâche les Indiens Kogis (Colombie).

Retrouver le vivant en nous, autour de nous, conscientiser ses règles, ses cycles, ses modalités d’expression, apprendre à s’y relier, réinventer une nouvelle pensée, de nouvelles modalités d’être et de vivre ensemble, en lien et non plus en opposition avec la vie, ne sont plus des options, mais une urgente nécessité.

Édito | Février 2021

Édito | Février 2021

Apprenez de la nature, vous y trouverez votre futur.

Léonard de Vinci

Nous espérons que ces premières semaines d’une année 2021 aux horizons incertains vous trouvent en forme, pour cheminer au mieux des possibles, malgré les aléas, les difficultés qui semblent s’accumuler.

En ces temps d’hiver et de froidure, la « Comtesse » est sous la neige. Un temps de répits, repos, dont nous profitons afin de vous partager quelques nouvelles de l’EpNS, cette École dont l’intention, renouer des liens d’alliances avec cette nature qui nous porte et nous fait vivre n’a jamais autant résonné avec l’actualité. Une école qui s’inspire largement du fonctionnement millénaire de sociétés que notre modernité a appelé archaïques, naturelles, autochtones, racines, qui n’ont jamais coupé leurs liens d’alliance avec le vivant.

C’est pour tenter de répondre à cet inspiration, de tenter de cheminer en paix, en lien avec le vivant en nous, autour de nous, qu’a été créée l’école de la nature et des savoirs il y a maintenant 15 ans. Au cœur de ce projet, l’école primaire Caminando qui continue à accueillir les élèves dehors, malgré un contexte sanitaire difficile, une ferme école ovine, qui explore la permaculture, et le site d’immersion nature de la Comtesse, situé à 1300 mètres dans le haut Diois.

Pour un parcours, un séjour, une journée ou une retraite, comme veilleurs, veilleuses, stagiaires, actionnaires ou en voisins, c’est toujours en joie et en musique que nous aurons plaisir à vous accueillir là-haut à la Comtesse, en simplicité, pour que vive la vie.

Comment se reconnecter au vivant ?

Comment se reconnecter au vivant ?

Les crises et les bouleversements ne surgissent pas par hasard. Ils nous servent d’indicateurs pour rectifier une trajectoire, explorer de nouvelles orientations, et expérimenter un autre chemin de vie.

Carl Gustav JUNG

Nous voilà confrontés à une déroutante période de l’histoire humaine. Après avoir exploré et « conquis » les moindres recoins de notre planète, jusqu’à rêver de conquête spatiale, nous avons retourné cette insatiable soif de conquête et de transformation de la matière, contre la nature et contre nous-mêmes, ouvrant une époque de violences et de déséquilibres majeurs.

Dans ce contexte, la crise sanitaire de la COVID 19 apparaît comme le symptôme, d’une « maladie » autrement plus grave, celle d’une déconnexion absolue des modernes que nous sommes, du vivant et de la nature. Comme si nous avions perdu la mémoire de nos origines, de notre histoire et de l’interdépendance de toutes choses.

Indiens kogis sur fond de montagnes

« Un peuple sans mémoire est un peuple mort », nous rappellent les indiens Kogis depuis leurs lointaines montagnes assaillies par les vagues destructrices du « progrès ». Comment alors nous reconnecter à nous-mêmes, à la nature, aux essentiels, comment garder le cap, et lequel ?

Dans un monde d’incertitude grandissante, comment continuer à aimer, à accueillir, à faire preuve d’empathie dans une société froide que délitent la peur et nos égos ? Comment oser encore et toujours la poésie joyeuse, qui seule délivre les âmes, comment nous consoler ensemble pour nourrir d’autres rêves, des rêves assez grands pour éviter qu’ils ne disparaissent, pour paraphraser Antoine de Saint Exupéry ? « El camino se hace al andar » (le chemin se fait en marchant) nous rappelait Antonio Machado.

Alors, que vous ayez envie de vivre une expérience de « reconnexion au vivant » sur le site d’immersion nature de la Comtesse, que l’aventure d’une nouvelle pédagogie vivante vous inspire, que le dialogue respectueux avec les peuples « racines » tels que les Kogis vous semble une évidence, rejoignons-nous afin de faire, ensemble, le choix du vivant !

Nuhé sur le site de la Comtesse