Un contexte en mutations

De profonds changements impactent nos sociétés contemporaines : changements d’échelles, de référents culturels, de « cadres » de vie, de représentations et de rapports au temps.

Des changements liés en grande partie à un éloignement progressif du vivant et au développement accéléré des technologies…

Face à ces évolutions, les paradigmes (systèmes de représentations qui sous-tendent le développement de nos sociétés modernes) se trouvent largement questionnés, voire remis en cause.

Les modes de développement, pensés à ce jour dans un monde que nous imaginions sans limites, se doivent de devenir « humainement durables », à même d’intégrer

Eloignement du vivant

À l’heure où 80% de la population (en Europe) vit en zone urbaine, où la nature devient élément « exogène » de loisirs, de décoration, d’aménagement ou de consommation, il est urgent de réconcilier territoires naturels et développement.

Donner vie à une « écomodernité », à savoir une modernité qui réinvestit le champ du vivant. C’est pour nourrir concrètement ce concept, de territoire réinvesti, que l’Ecole de la Nature et des Savoirs a choisi de s’installer dans les hautes vallées du Diois. Un territoire naturel préservé, éloigné des centres urbains, mais proche d’une gare SNCF (30mn).

De l’urgence d’un dialogue

À l’heure de l’uniformisation du monde, de l’appauvrissement des manières d’être et de penser qui caractérisent nos sociétés modernes, l’École souhaite s’ouvrir à l’altérité, où l’autre nous interroge sur ce que nous ne savons pas de nous lorsque l’on crée les conditions d’un dialogue fécond entre différents regards, différentes intelligences.

Lors de l’un de leurs passages en France, alors que nous empruntions un tunnel, l’un des Indiens Kogis présent nous a fait cette remarque : « Vous faites des tunnels, pour traverser les montagnes et pour aller
plus vite. Mais jusqu’où voulez-vous aller plus vite ? »

Ce jour-là, nos visiteurs nous interrogeaient sur le sens de notre développement, ce sens partagé, qui oriente une société.

C’est à partir de cette interpellation qu’est né notre souhait de nourrir le dialogue. Un dialogue qui prendra la forme de conférences, films, publications, ateliers, développés sous l’intitulé « Regards croisés sur ce
monde qui vient ® ».