| La vallée de Val Maravel, dans le Haut Diois |
Situé dans le Haut Diois, à 1300 mètres d'altitude, le site de l'Ecole de la Nature et des savoirs s'étend sur 4 ha de terres autour d'un bâti ancien. Eloigné des centres urbains, accessibles à pied ou par piste, il est au cœur d'un territoire naturel préservé, ouvert aux influences méditerranéennes et alpines. Il est à la fois support d'enseignement (géologie, climatologie, faune, flore etc...), lieu d'expériences collectives (agriculture, permaculture, construction des bâtiments et vie du site...) et source d'inspiration artistique. Le "centre" de l'école se compose au fil du temps en inter-relation ouverte avec la nature.
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"Tout est écrit dans la nature, et notamment la façon dont il convient de maintenir l'équilibre, de canaliser l'énergie entre la vie et la mort, pour éviter le chaos. C'est dans la nature que les lois et les règles qui régissent notre société prennent leurs racines» Mamu Miguel DINGULA (Indien Kogi) |
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| Un espace vivant, support et « acteur » pédagogique |
Le choix de mettre en œuvre ce projet, dans un espace rural isolé, en zone de montagne, participe de la démarche, en matière pédagogique, de communication, de marketing, mais aussi et surtout de recherche.
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"L'année 2007 sera marquée par un tournant sans précédent dans l'histoire de l'humanité. Pour la première fois la population urbaine dépassera la population rurale." Gaëlle DUPONT, Le Monde Dimanche 8 et Lundi 9 octobre 2006 |
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Dans ce contexte deux alternatives s'offrent à la population mondiale : - Arrêter de courir derrière l'urbanisation galopante des grandes métropoles et tenter d'anticiper à quoi ressembleront ces villes de l'avenir - "Il faut réfléchir maintenant à ce que seront ces villes dans trente ans tout simplement pour que la planète reste viable."
Frauke KRAAS Géographe - Réfléchir et expérimenter dès maintenant, un réinvestissement des territoires ruraux, (Eco-modernité) et une relocalisation des activités économiques rendue indispensable du fait, entre autres, de la raréfaction des ressources naturelles (fossiles).
C'est pour nourrir concrètement ce concept "d'éco-modernité", de territoire réinvesti, que l'Ecole de la Nature et des Savoirs a choisi de s'installer dans les hautes vallées du Diois. Un territoire naturel préservé, éloigné des centres urbains, mais proche d'une gare SNCF (30') dont les objectifs de développement, "Pôle d'Excellence Rurale et Biovallée", sont en accord avec les objectifs du projet. Un territoire support d'enseignement et de formation (Apprentissage du vivant, apprentissage par le vivant : Ce que nous pouvons apprendre de la nature...), qui devra nourrir et interroger le projet.
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| Lieux et territoires, des supports pédagogiques privilégiés |
Aujourd'hui, 80 % de la population française (européenne) vit en milieu urbain et le phénomène va en s'amplifiant à travers le monde. "Enchassés" dans le verre, le béton et le métal, dépendant de rythmes artificiels, les urbains ont perdu le lien au vivant, à la nature, à eux-mêmes. La nature est devenue environnement, objet exogène de loisirs, de décoration ou de consommation.
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"L'école de la Nature et des Savoirs" permettra aux citadins de retrouver le vivant, de renouer ces liens qui nous rattachent à la terre, ses cycles, de se couper momentanément des rythmes (de les interroger) que nous imposent la technologie (téléphone portable, télévision, lumière artificielle, etc.). Les démarches et activités proposées, les repas, les modes de fonctionnement, seront conçus de façon complémentaire afin d'interpeller les "visiteurs", de les amener à s'interroger, sur nos modes de fonctionnement actuels et les alternatives possibles.
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